Johnny Winter

True To The Blues: The Johnny Winter Story

Sortie le 24 février 2014  Legacy Recordings et Columbia Records rendront hommage à l’extraordinaire carrière du guitariste de légende Johnny Winter, qui fêtera son 70ème anniversaire le 23 février 2014, avec la sortie de True To The Blues: The Johnny Winter Story le lendemain. Ce coffret deluxe 4CD comprendra 56 titres couvrant plus de 40 …

mardi 18 février 2014
Johnny Winter (© Urve Kuusik)

Sortie le 24 février 2014

 Legacy Recordings et Columbia Records rendront hommage à l’extraordinaire carrière du guitariste de légende Johnny Winter, qui fêtera son 70ème anniversaire le 23 février 2014, avec la sortie de True To The Blues: The Johnny Winter Story le lendemain. Ce coffret deluxe 4CD comprendra 56 titres couvrant plus de 40 ans de carrière du Texan considéré comme l’un des pionniers du Blues Rock, de 1968 à son dernier album sorti en 2011. Disponible le 24 février prochain, il est dores et déjà possible de précommander le coffret sur Amazon.

« Si Johnny Winter n’avait pas existé, je n’aurais jamais touché une guitare. » Ce témoignage de Joe Perry d’Aerosmith compte parmi la vingtaine d’hommages rendus par des légendes de la guitare à Johnny Winter et que l’on pourra retrouver dans le coffret. Parmi ces grands noms figurent Eddie Van Halen, Angus Young, Pete Townshend, Carlos Santana, Steven Tyler, Billy Gibbons, Joe Satriani, Derek Trucks, Gregg Allman, Leslie West, Vince Gill, Glenn Tipton et Mark Knopfler pour ne citer qu’eux. « Beaucoup de monde joue du Blues, mais il n’y a qu’une poignée de personnes qui peut aller au plus profond de la musique et toucher la réalité, explique le guitariste Charlie Daniels. Johnny Winter vous emmène : les juke joints et les champs de coton, les mauvais whiskeys et les parties de craps dans les ruelles, les femmes seules, dégueulasses et insignifiantes et les périodes difficiles. Ça c’est du Blues ! »

 

True To The Blues: The Johnny Winter Story 

 

True To The Blues: The Johnny Winter Story tient ses promesses avec une playlist chronologique d’enregistrements studio et live qui met en valeur la carrière de Johnny Winter, dont la réputation de maître du Blues américain n’est plus à faire. Le contenu du coffret est extrait de pas moins de 27 albums, de The Progressive Blues Experiment sorti en 1968 (avec « Bad Luck And Trouble » et « Mean Town Blues ») à Roots, son dernier opus sorti en 2011 et sur lequel il joue en duo avec un invité de marque différent sur chaque morceau (« Maybelline » en duo avec Vince Gill et « Dust My Broom » avec Derek Trucks). Ces 27 albums ont été produits par les labels Imperial, Columbia, Blue Sky/Epic, Alligator, Point Blank (Virgin), Friday Music, Megaforce ou encore Columbia/Legacy.

On notera la présence d’une multitude d’invités tout au long de True To The Blues, à commencer par le géant de la guitare Michael Bloomfield, qui sur le troisième morceau du coffret, présente Johnny Winter au public du Fillmore East à New York un soir de décembre 1968 à l’occasion d’une « super session » live avec Al Kooper. Il s’agissait là du premier voyage de Johnny Winter à New York, voyage qui coïncidait avec la publication cette même semaine d’une enquête sur la scène musicale texane dans les colonnes du magazine Rolling Stone (qui avait alors à peine un an !). Cette apparition et son interprétation explosive de 11 minutes de « It’s My Own Fault » de John Lee Hooker le fit passer de l’anonymat, lui qui n’avait pas encore été signé par un label, à la célébrité. Son contrat à six chiffres avec Columbia dans la foulée constitua à l’époque la plus grosse avance jamais accordée à un artiste dans l’histoire de CBS Records. Il allait rester chez Columbia jusqu’en 1980.

Parmi les autres grands musiciens qu’on retrouve sur True To The Blues, on peut entendre Dr. John sur « Illustrated Man », enregistré à Chicago en 1991. Un an plus tard, Winter était invité aux festivités pour les 30 ans de carrière de Bob Dylan au Madison Square Garden où il allait jouer sa version torride de « Highway 61 Revisited », sans doute l’une des deux reprises de titres de Dylan les plus inoubliables avec le légendaire « All Along The Watchtower » de Jimi Hendrix, morceau emblématique de la fin des années 60. Pour cette reprise, Winter était accompagné du all-star band de la soirée constitué de G.E. Smith, Steve Cropper, Booker T. Jones, Donald « Duck » Dunn, Anton Fig et de Jim Keltner.

 

True To The Blues: The Johnny Winter Story 

 

True To The Blues ne présente pas seulement Winter et ses différents musiciens, dont son multi-instrumentiste de frère (chant, clavier, batterie et instruments à anche), puisque le coffret rend également hommage aux artistes de légende qui ont influencé Winter et avec lesquels il a eu au cours de sa longue carrière l’occasion d’enregistrer. On retrouve parmi eux : Willie Dixon et Walter « Shakey » Horton (ensemble sur « Mean Mistreater », extrait de l’album éponyme de Winter, premier LP chez Columbia en 1969), ainsi que Muddy Waters et son groupe avec James Cotton, « Pinetop » Perkins et Willie « Big Eyes » Smith (en studio sur le titre « Walkin’ Thru The Park » de Muddy et en live sur « I Done Got Over It », d’Eddie « Guitar Slim » Jones, tous deux en 1977).

(À noter que Johnny Winter a produit et joué sur les quatre derniers albums enregistrés par son héros, Muddy Waters, après le départ de ce dernier de Chess Records. Les trois premiers de ces albums, à savoir Hard Again (1977), I’m Ready (1978) et Muddy “Mississippi” Waters – Live (1979), ont remporté trois années de suite le Grammy Award du Meilleur Enregistrement Ethnique ou Traditionnel, c’est-à-dire Blues).

True To The Blues regroupe également des titres des deux albums de Johnny Winter nominés aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur Album de Blues Traditionnel : Guitar Slinger, aux 27ème Grammy Awards (en février 1985) et Serious Business, aux 28ème Grammy Awards (en février 1986).

Au cœur de True To The Blues, on trouve les six albums que Winter a enregistré pour Columbia Records : Johnny Winter (1969), Second Winter (1969), Johnny Winter And (1970), Johnny Winter And/Live (1971), Still Alive And Well (1973) et Saints & Sinners (1975), ainsi que six albums qu’il a enregistrés pour Blue Sky Records du manager Steve Paul (albums distribués par Epic/Portrait/Associated Labels, ou EPA, label proche de Columbia) : John Dawson Winter III (1974), Together (1976), Captured Live! (1976), Nothin’ But The Blues (1977), White, Hot & Blue (1978) et Raisin’ Cain (1980).

True To The Blues réunit également des extraits de projets historiques de Columbia/Legacy : Fillmore East: The Lost Concert Tapes 12/13/68 (2003), The Woodstock Experience (2009), Second Winter: Legacy Edition (2004) et Breakin’ It Up, Breakin’ It Down (2007).

 

True To The Blues: The Johnny Winter Story 

 

En plus du formidable répertoire d’albums chez Columbia et Blue Sky, True To The Blues revisite un classique oublié de l’histoire du rock, à savoir le triple LP de Columbia de 1970 intitulé The First Great Rock Festivals Of The Seventies – Isle Of Wight/Atlanta Pop. Jamais édité en version CD, ce projet réunissait Johnny Winter And, Poco, The Chambers Brothers, The Allman Brothers et Mountain (pour les enregistrements de l’Atlanta International Pop Festival) ainsi que Sly And The Family Stone, Cactus, David Bromberg, Ten Years After, Procol Harum, Leonard Cohen, Jimi Hendrix, Kris Kristofferson et Miles Davis (pour les enregistrements du festival de l’île de Wight au Royaume-Uni).

En pôle position de ce triple LP de collection, premier morceau de la face A du premier vinyle, on pouvait apprécier « Mean Mistreater » de Johnny Winter And (son groupe avec Rick Derringer et le bassiste Randy Hobbs, ainsi qu’Edgar, son frère, à la batterie), enregistré à la deuxième édition de l’Atlanta International Pop Festival en 1970. Il s’agissait du seul morceau de Johnny Winter sur ce triple album. Aujourd’hui, True To The Blues publie également deux versions inédites du répertoire de Johnny Winter enregistrées à l’occasion de ce festival : « Prodigal Son » et la reprise de « Eyesight To The Blind » de Sonny Boy Williamson II.

True To The Blues: The Johnny Winter Story a été produit par Jerry Rappaport et Paul Nelson, guitariste et manager de Johnny, et masterisé par Mark Wilder, plusieurs fois récompensé aux Grammy Awards, aux Battery Studios à New York.

« Depuis plus de cinq décennies, écrit Brad Tolinski, rédacteur en chef de Guitar World dans sa préface de True To The Blues, John Dawson « Johnny » Winter III produit et joue sur les enregistrements Blues et Rock les plus enthousiasmants des deux styles. » Dans ce long texte de Tolinski qui a également préfacé des albums d’AC/DC, Charlie Christian et Jeff Healey ainsi que le double album The Essential Johnny Winter (sorti en avril 2013 avec Columbia/Legacy), on peut également trouver des extraits d’interviews inédites de Johnny.

 

True To The Blues: The Johnny Winter Story 

 

Ce texte retrace toute la vie et la carrière du guitariste : son enfance à Beaumont au Texas influencé par la passion de ses parents pour Robert Johnson, T-Bone Walker, Elmore James, Hubert Sumlin et Chuck Berry ; son trio avec le bassiste Tommy Shannon et le batteur « Uncle » John (Red) Turner (avec lesquels il a enregistré ses deux premiers albums chez Columbia) ; l’association avec Jimi Hendrix dans le club branché The Scene (également connu sous le nom de Steve Paul’s The Scene) sur la 46ème rue à New York et qui fut un moment charnière dans sa carrière ; son triomphe à Woodstock et sa regrettable absence du film ; sa transition dans les années 70 et ses collaborations avec Rick Derringer après le départ de celui-ci des McCoys (« Rock And Roll Hoochie Koo ») et avec Muddy Waters ; les origines de douzaines de titres, de « Johnny B. Goode » à « Harlem Shuffle » en passant par « Jumpin’ Jack Flash » et « Bony Moronie » ; son retour au Blues avec « une toute nouvelle confiance en (soi) et une grosse dose d’inspiration » dans les années 80 ; et la « renaissance artistique » qui lui a permis jusqu’à ce jour de se maintenir au sommet absolu des légendes de la guitare.

S’il fallait résumer Johnny Winter, on pourrait emprunter les mots de Tolinski qui dans sa préface écrit : « De par sa maîtrise absolue de la Musique Traditionnelle, il a obtenu le respect de musicologues renommés, tandis que son agilité phénoménale et sa manière d’utiliser son bottleneck ou encore d’agresser sa guitare électrique avec une incroyable virtuosité ont gagné plusieurs générations de rockeurs qui tentent de reprendre certains des riffs les plus rapides et les plus cool jamais enregistrés. »

True To The Blues: The Johnny Winter Story

JOHNNY WINTER – TRUE TO THE BLUES: THE JOHNNY WINTER STORY

CD 1

1. Bad Luck And Trouble
2. Mean Town Blues
3. Mike Bloomfield’s Intro
4. It’s My Own Fault (Live)
5. I’m Yours And I’m Hers
6. Mean Mistreater
7. Dallas
8. Be Careful With A Fool
9. Leland Mississippi Blues (Live)
10. Memory Pain
11. Highway 61 Revisited
12. Miss Ann – 3:39
13. Hustled Down In Texas
14. Black Cat Bone (Live)
15. Johnny B. Goode (Live)

CD 2

1. Eyesight To The Blind (Live) – INÉDIT
2. Prodigal Son (Live) – INÉDIT
3. Mean Mistreater (Live)
4. Rock And Roll Hoochie Koo
5. Guess I’ll Go Away
6. On The Limb
7. It’s My Own Fault (Live)
8. Jumpin’ Jack Flash (Live)
9. Good Morning Little School Girl (Live)
10. Mean Town Blues (Live)

CD 3

1. Still Alive And Well
2. Rock Me Baby
3. Rock & Roll
4. Rollin’ ‘Cross The Country
5. Hurtin’ So Bad
6. Bad Luck Situation
7. Self Destructive Blues
8. Sweet Papa John
9. Rock & Roll People
10. Harlem Suffle (Live avec Edgar Winter)
11. Bony Maronie (Live)
12. Roll With Me (Live)
13. Tired Of Tryin’
14. TV Mama
15. Walkin’ Thru The Park
16. I Done Got Over It (Live avec Muddy Waters & James Cotton)

CD 4

1. One Step At A Time
2. Honest I Do
3. Nickel Blues
4. Talk Is Cheap
5. Wolf In Sheeps Clothing
6. Bon Ton Roulet
7. Don’t Take Advantage Of Me
8. Master Mechanic
9. Mojo Boogie
10. Stranger Blues (Live)
11. Illustrated Man
12. Hard Way
13. Highway 61 Revisited (Live)
14. Maybelline (Featuring Vince Gill)
15. Dust My Broom (Featuring Derek Trucks)