Rory Gallagher

Rory Gallagher Irish Your ’74 – 40th Anniversary Edition

Le 20 octobre 2014 marquera la sortie de la version « expanded » d’un des enregistrements les plus prisés de Rory Gallagher : le légendaire Irish Tour ’74.

vendredi 19 septembre 2014
Irish-Tour-74-2014

Il s’agit de la réédition la plus aboutie de cet album emblématique.
Pour la première fois : les trois shows réunis dans un coffret format 10 pouces contenant 8 disques et 43 pistes inédites, des enregistrements remasterisés, des photos, des notes de livret complètes, un documentaire, des goodies et d’autres surprises !

En 1974, Rory Gallagher avait déjà la réputation d’être l’un des meilleurs artistes de studio et l’un des performers les plus captivants de sa génération. Il avait déjà derrière lui une carrière de 4 ans couronnée de succès suite à son départ du groupe Taste, acclamé par la critique. Cinq albums sont sortis entre 1970 et 1974, sans oublier une série pratiquement ininterrompue de concerts, ce qui permit à Rory de se construire et de se développer encore plus. Il était au milieu de ce qui allait être la décennie la plus prolifique de sa carrière ; il était tout simplement à son apogée. Triste contraste : le pays natal de Gallagher et sa ville adoptive, Belfast en particulier, étaient bien mal en point. Le climat politique en Irlande du Nord à la fin des années 60/début des années 70 a vu Belfast être défigurée par une série de violences, qui font partie des plus dévastatrices de l’histoire du pays.

En 1973 et au crépuscule de cette tournée légendaire de Gallagher, Belfast avait déjà un genou à terre. Roy Hollingworth, un journaliste du Melody Maker présent au show qui s’est déroulé au Ulster Hall, avait décrit la ville comme dévastée, désertée et effrayante. La scène musicale était inexistante, à la seule exception de Gallagher qui tenait absolument à jouer là-bas au moment où « Les Troubles » étaient en train de déchirer le pays. Alors que ses contemporains avaient tourné le dos à la ville, c’est le refus de Rory de suivre le mouvement qui lui valut à jamais l’amour de milliers de fans à travers le pays. « Je ne vois aucune raison de ne pas jouer à Belfast. Il y a toujours des gamins qui y vivent », déclara Gallagher au sujet de son entêtement à vouloir se produire sur scène à Belfast. Et c’est ainsi que Rory et son groupe, Gerry McAvoy (basse), Rod De’ath (batterie) et Lou Martin (claviers), sont retournés à Belfast à l’hiver 1973 pour ce qui allait devenir le légendaire Irish Tour. Le célèbre réalisateur Tony Palmer fut engagé pour filmer la tournée. Palmer avait rencontré Gallagher pour la première fois six ans plus tôt en 1968 lorsque Taste assurait la première partie de Cream pendant leur tournée d’adieu au Royal Albert Hall. Palmer avait prêté main forte pour enregistrer les derniers concerts de ces super groupes et n’avait pas manqué de remarquer le talent incroyable du jeune Gallagher. Lorsqu’on lui demanda de suivre Rory pendant le Irish Tour, Palmer saisit sa chance. Bien conscient de la situation socio-politique tendue dans laquelle se trouvait alors le nord du pays et du refus de Rory d’être récupéré par l’un des acteurs de cette dispute, Palmer sentait bien que « c’était une proposition intéressante ».

« Rory savait très bien qu’il n’était pas actif de quelque façon que ce soit sur le plan politique », nous raconte Palmer, « mais il sentait qu’on devait le laisser jouer aussi bien en Irlande du Nord qu’en République d’Irlande ».
« Je ne veux pas faire un film ayant un contenu politique, mais les choses parleront d’elles-mêmes », dit Gallagher.

Les deux concerts de Dublin et de Cork sont présents dans le documentaire, mais c’est la prise de position à la fois digne et provocante de Rory à Belfast qui ont fait de cet enregistrement un moment marquant de sa carrière aux yeux de ses fans dévoués.

Irish Tour ’74 est un concert de première classe, unique et incomparable. C’est l’un des plus grands albums live de tous les temps. Aucune retouche en studio, aucune prise de son complémentaire. Un véritable album live. La substance de la légende. Cette nouvelle édition deluxe contient, pour la première fois sur disque, chacun de ces shows iconiques. 7 albums remasterisés avec 43 enregistrements inédits, plus le documentaire réalisé par Tony Palmer et un livret couleur grand format. Le tout présenté sous la forme d’un coffret deluxe.

« Lui seul pouvait jouer de la guitare comme ça sur cette putain de planète ». Tony Palmer

« Rory Gallagher apporta de l’espoir et une forme d’inspiration musicale à Belfast, sa ville d’origine (sur le plan spirituel) déchirée depuis par le conflit. C’est entre les 4 murs du lieu où s’est déroulé le spectacle (sur ‘bomb alley’) que la détermination pleine de cœur, portée par une voix douce mais avec une certaine fermeté, de ce guerrier-poète, et héros de la nation à la présence captivante, réussit à briller de la façon la plus éclatante. Alors que l’Ulster vacillait vers le précipice, le Rock joué par Rory frappait de façon affirmative et justifiée ». Gavin Martin pour Blues Magazine

« Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi magnifique, d’émouvant, plein d’espoir et d’aussi joyeux que ce moment où Gallagher et son groupe arrivèrent sur scène. Toute la foule s’est mise à crier, ils se sont tous levés, et ils se sont mis à les acclamer, à hurler, à crier, puis ils ont levé leurs bras, et se sont mis à s’embrasser. Puis comme un seul bloc, ils ont tendu leurs bras vers le ciel pour faire des signes de paix. Sans vouloir paraître stupide ou trop émotif, c’est tout simplement l’un des moments les plus forts de ma vie. Cela voulait dire quelque chose, c’était plus que du Rock N’ Roll, c’était plus grand que ça, quelque chose de plus important que ça. » Roy Hollingworth pour Melody Maker

« Rory aimait Befast. Tout simplement. À chaque fois que nous nous sommes retrouvés sur scène après 1971 tout le monde savait que, exceptée cette histoire bizarre à l’Abercorn (site marqué par l’explosion d’une bombe en 1972 qui fit 2 morts et 130 blessés), aucun des plus grands groupes ne souhaitait revenir jouer à Belfast, et la ville était affamée musicalement. Évidemment après la tragédie qui avait frappé The Miami Showband, les choses étaient encore pires. Nous sommes professionnels. Nous jouons le mieux possible peu importe l’endroit, mais c’était très spécial à Belfast, quelque chose qu’il était impossible de retrouver par la suite sur n’importe quel autre concert. » Gerry McAvoy

 

RORY GALLAGHER – IRISH TOUR ‘74 – 40th ANNIVERSARY EDITION

Disques 1 & 2
Cork – 5 janvier 1974

1. Messin’ With The Kid*
2. Cradle Rock
3. I Wonder Who
4. Tattoo’d Lady
5. Walk On Hot Coals
6. Laundromat*
7. A Million Miles Away
8. Hands Off*
9. Too Much Alcohol
10. As The Crow Flies
11. Pistol Slapper Blues*
12. Unmilitary Two-Step*
13. Bankers Blues*
14. Going To My Hometown*
15. Who’s That Coming
16. In Your Town*

Disques 3 & 4
Dublin – 2 janvier 1974

1. Cradle Rock*
2. Tattoo’d Lady*
3. Hands Off*
4. Walk On Hot Coals*
5. Laundromat*
6. Too Much Alcohol*
7. A Million Miles Away*
8. As The Crow Flies*
9. Pistol Slapper Blues*
10. Bankers Blues*
11. Unmilitary Two-Step*
12. Going To My Hometown*
13. In Your Town*
14. Bullfrog Blues*

Disques 5 & 6
Belfast – 29 décembre 1973

1. Messin’ With The Kid*
2. Cradle Rock*
3. I Wonder Who*
4. Tattoo’d Lady*
5. Walk On Hot Coals*
6. Hands Off*
7. A Million Miles Away*
8. Laundromat*
9. As The Crow Flies*
10. Pistol Slapper Blues*
11. Unmilitary Two-Step*
12. Bankers Blues*
13. Going To My Hometown*
14. Who’s That Coming*
15. In Your Town*
16. Bullfrog Blues*

Disque 7
City Hall in Session – 3 janvier 1974

1. Maritime (The Edgar Lustgarden Cut)
2. I Want You / Raunchy Medley*
3. Treat Her Right
4. I Wonder Who*
5. Too Much Alcohol*
6. Just A Little Bit
7. I Can’t Be Satisfied*
8. Acoustic Medley*
9. Back On My Stompin’ Ground (After Hours)
10. Stompin’ Ground (version alternative)

Disque 8 (DVD)

Documentaire réalisé par Tony Palmer sur le Irish Tour ’74
(Grâce à l’aimable autorisation de Eagle Rock Entertainment)

* INÉDIT