Sly and The Family Stone

Sly Stone

A l’occasion du 70ème anniversaire de Sly Stone le 15 mars, Legacy Recordings rend hommage à la vie de l’artiste ainsi qu’à la musique de Sly & the Family Stone, en ce mois de mars 2013. L’hommage de Legacy Recordings à Sly Stone se poursuivra tout au long de l’année. Le programme L’Artiste du mois …

mercredi 13 mars 2013

A l’occasion du 70ème anniversaire de Sly Stone le 15 mars, Legacy Recordings rend hommage à la vie de l’artiste ainsi qu’à la musique de Sly & the Family Stone, en ce mois de mars 2013. L’hommage de Legacy Recordings à Sly Stone se poursuivra tout au long de l’année.

Le programme L’Artiste du mois a été lancé par Legacy Recordings cette année, avec des hommages à Janis Joplin en janvier, à l’occasion du 70ème anniversaire de sa naissance, le 19 janvier 1943, et à Nina Simone en février, à l’occasion du 80ème anniversaire de sa naissance, le 21 février 1933.

Dans chaque cas, le programme L’Artiste du mois offre de nouvelles perspectives sur des légendes musicales dont les sons continuent d’émouvoir les gens. Le programme donne aux nouveaux fans et aux sincères aficionados l’opportunité de revisiter l’œuvre d’une figure de l’histoire de la pop dont le répertoire constitue une pierre angulaire des archives de Sony Music.

En hommage aux lointains horizons musicaux explorés par Sly & the Family Stone, le premier groupe faiseur de tubes interethnique et mixte, un coffret multi-disques rétrospectif deluxe est en cours de production pour une sortie courant de l’année sur Epic/Legacy Recordings. Les détails complets concernant le coffret seront annoncés dans les prochains mois, mais il a d’ores et déjà été révélé que près d’un quart du contenu sera composé de morceaux inédits.

Musicien visionnaire, compositeur et leader dont le travail a transformé les années 60 et 70 à tel point qu’il influence encore aujourd’hui des générations de musiciens en Amérique et à travers le monde, Sly Stone a popularisé le funk en repoussant toutes les frontières préconçues de la pop. Le répertoire de tubes de Sly & the Family Stone a secoué les classements pop et rhythm and blues américains pendant sept glorieuses années de 1968 à 1975, à commencer par les trois hits déterminants dans la carrière du groupe, tous trois disques d’or de la RIAA (Recording Industry Association of America) et numéro 1 des classements pop et rhythm and blues outre-Atlantique : Everyday People, Thank You (Falletinme Be Mice Elf Again) et Family Affair. A cela s’ajoute leur série de tubes entrés dans le top 40 américain, notamment Dance To The Music mais aussi Life, Stand!, I Want To Take You Higher, Hot Fun In the Summer-time, Runnin’ Away, If You Want Me To Stay, Time For Livin’, etc. Parmi leurs albums ayant été disques d’or, de platine ou multi-disques de platine, on retrouve Stand! (1969), le Greatest Hits (1970), There’s A Riot Goin’ On (1971) et Fresh (1973), tous des classiques.

Sly & the Family Stone ont créé un format qui a été (et qui continue d’être) repris par une population variée d’artistes. De Miles Davis et Herbie Hancock aux couloirs de Motown Records et au P-Funk de George Clinton, de Michael Jackson à Curtis Mayfield en passant par Bob Marely, The Isley Brothers, Prince, Public Enemy, The Red Hot Chili Peppers, Arrested Development, The Black Eyed Peas, The Roots, OutKast et tant d’autres, l’ADN de Sly est identifiable dans chaque cellule de la stratosphère musicale. Sly & the Family Stone comptent à leur palmarès de nombreuses distinctions reçues en hommage à l’importance de leur carrière et à leur influence durable. Ils sont notamment entrés au Rock And Roll Hall Of Fame et au Grammy Hall Of Fame et ont reçu le Pioneer Award de la Rhythm and Blues Foundation (qui récompense leur contribution au développement du rhythm and blues).

Né à Denton, au Texas, le 15 mars 1943, Sylvester Stewart déménage avec sa famille à Vallejo, en Californie, dans la banlieue nord-ouest de San Francisco. Très vite considéré comme un prodige musical, le jeune Sylvester est expert au clavier, à la guitare, à la basse et à la batterie à l’âge de 11 ans. Il se fait surnommer « Sly » très tôt à l’école primaire à la suite d’une faute d’un camarade en épelant « Sylvester ». Sly joue et enregistre avec plusieurs groupes de lycéens (généralement avec son jeune frère Freddie) puis étudie la composition et la théorie à l’université, le Vallejo Junior College. Il est extrêmement populaire en tant que DJ à la station radio rhythm and blues KSOL en 1964 (avant de travailler plus tard pour la station KDIA), lorsqu’un autre DJ, le légendaire Tom Donahue, l’engage en tant que producteur du label Autumn Records basé à San Francisco. Là-bas, Sly devient complice du succès de la première génération de groupes rock de la Bay Area (région de la baie de San Francisco) tels que the Beau Brummels, the Charlatans, the Great Society et the Mojo Men, et produit le tube de Bobby Freeman en 1964, C’mon And Swim, numéro 5 du classement pop.

En 1966, Sly est le leader d’un groupe appelé Sly and the Stoners, avec la trompettiste afro-américaine Cynthia Robinson. Son frère joue quant à lui à la même époque dans un groupe baptisé Freddie and the Stone Souls, avec le batteur blanc Gregg Errico. Le saxophoniste blanc Jerry Martini conseille à Sly et Freddie de réunir le meilleur des deux groupes et c’est ainsi que nait en mars 1967 Sly & the Family Stone. Freddie s’empare de la guitare et Sly se met à l’orgue, qu’il maîtrise rapidement. Leur sœur Rose les rejoint au clavier et au chant tandis que le chanteur et bassiste Larry Graham complète le line-up. Très vite, le groupe est repéré par un cadre de CBS Records à l’occasion d’un concert au Winchester Cathedral club, à Redwood City, et signe aussitôt un contrat avec Epic Records.

Le premier album, A Whole New Thing, sort à la toute fin de l’année 1967, mais il repousse trop de frontières musicales pour trouver sa place sur les ondes des radios AM ou FM. On conseille alors à Sly de simplifier son approche et il se présente alors devant Epic avec les enregistrements de l’album suivant, baptisé comme son premier single, Dance To The Music, un tube solide qui entre dans le Top 10 aussi bien dans la catégorie pop que la catégorie rhythm and blues. Sly & the Family Stone y sont presque. Le troisième album, Life, sort fin 1968, mais ne chamboule pas les classements, éclipsé par une année fatidique avec les assassinats de Martin Luther King Jr. et de Robert Kennedy, l’intensification de la guerre en Asie du sud-est et l’élection de Richard Nixon.

Toutes les conditions sont finalement réunies pour Sly & the Family Stone tandis que Everyday People leur offre enfin un disque d’or et les premières places des classements pop et rhythm and blues du Billboard auxquels ils sont depuis longtemps destinés. A aucun moment au fil des cinq années suivantes le groupe ne cesse d’être diffusé sur les ondes radio. Ils apparaissent partout, de Woodstock au Yankee Stadium en passant par les plus grandes scènes d’Europe et toutes les émissions de télévision, des plus ringardes aux plus branchées.

Les hauts et les bas que connaissent Sly & the Family Stone durant cette période ont finalement raison d’eux et le groupe se sépare en 1975. Mais près de quarante ans après, leur légende a survécu et même prospéré. En tant qu’artiste du mois de mars 2013, Sly & the Family Stone restent plus que jamais sous les feux des projecteurs.